Samedi 17 Mai 2008 |  |

 N° 367 - mai 2008 En 2004, des physiciens en Grande-Bretagne ont, pour la première fois, prélevé sur du graphite une feuille de carbone dont l’épaisseur fait un seul atome : du « graphène ». Ce cristal bidimensionnel, où les atomes de carbone sont liés en un réseau hexagonal, n’existait jusqu’alors que dans l’imagination des théoriciens. Depuis, c’est l’effervescence, tant chez les expérimentateurs que chez les théoriciens. Pourquoi ? Parce qu’on pensait auparavant qu’un tel système ne pouvait exister ; parce que les électrons mobiles du graphène se comportent de façon étonnante, analogue à des particules sans masse et se déplaçant à la vitesse de la lumière ; parce que les propriétés de ce matériau sont riches de promesses pour les applications, notamment en microélectronique. Un article de ce numéro fait le point sur cette nouvelle forme du carbone, assurément l’une des principales découvertes de ces dernières années en physique. D’autres articles vous apprendront quels sont les enjeux de GLAST, satellite astronomique dont le lancement est prévu ce mois-ci, vous feront découvrir les insectes coucous, voyager dans un passé remontant à 250 millions d’années, initier aux limites du pouvoir des ordinateurs quantiques, ou vous feront frissonner en montrant les menaces que l’eau liquide souterraine fait peser sur les calottes glaciaires. Bonne lecture ! | Sommaire |
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 |  |  | | Mendel - Les prémices de la génétique | | mai 2008 | Les espèces sont-elles fixes ou se transforment-elles ? Les hybrides peuvent-ils donner naissance à de nouvelles espèces ? Comment se forme un nouvel être ? Pourquoi les descendants ressemblent-ils à leurs ancêtres ? Lorsque, en 1854, Gregor Mendel commence ses recherches sur l’hybridation des pois, ces questions suscitent d’âpres discussions parmi les horticulteurs et naturalistes de son temps. Le jeune moine morave revient de l’Université de Vienne, où il a acquis de solides connaissances tant en biologie qu’en physique et en mathématiques. C’est en toute conscience des enjeux scientifiques qu’il cultive et observe minutieusement, pendant 12 ans, plus de 28 000 plantes de pois. Passionné de statistiques, il est persuadé que l’analyse mathématique de ces plantes le conduira à quelque loi de la nature. Il a raison. Ses pois portent en germe toute l’histoire de la génétique : une histoire riche en rebondissements, de l’indifférence générale qui accueillit ses lois de l’hérédité à leur redécouverte mouvementée en 1900, de l’enthousiasme qu’elles suscitèrent alors aux sévères critiques qu’elles soulevèrent ensuite, de la découverte des gènes au décryptage du génome humain et aux études les plus récentes sur les maladies héréditaires. Adriana Giannini, journaliste scientifique, retrace cette histoire passionnante en s’appuyant sur les travaux d’histoire des sciences les plus récents. Également au sommaire : le combat d’André Aubréville, dès les années 1930, contre l’avancée du désert, l’ambiguïté de l’antiracisme en France au début du XXe siècle, et une réflexion sur les fondements de l’éthique. |  | 6,90 € |  |
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| | Jeux math' | | avril 2008 | Les psychologues, les éducateurs, les cogniticiens et même les éthologues vous le diront : c’est par le jeu que les enfants et, plus généralement, les petits de mammifères apprennent. Le jeu leur sert à simuler la réalité et à mesurer les conséquences de leurs actes. Mais, parmi les animaux, l’humain est le seul à inventer un monde abstrait dans ses jeux. Ce goût pour l’abstraction donne à son activité ludique une apparence plus futile que les jeux de combat auxquels se livrent les lionceaux pour tester leur force physique. Pourtant le raisonnement logique, l’évaluation des quantités et des probabilités, la vision tridimensionnelle et l’optimisation des circuits ont conféré une remarquable capacité d’adaptation à l’espèce humaine. Ainsi, d’un point de vue évolutif, le jeu d’esprit ne serait pas futile. Aujourd’hui, l’homme est doté d’une imposante connaissance du monde, qu’il doit transmettre. Le jeu mathématique l’assiste dans sa tâche éducative, car, comme Leibniz le remarque encore : « Nous réussissons mieux ce que nous faisons avec plaisir. » Faites réciter à un enfant le théorème de Pythagore : il s’exécute avec un certain sens du devoir. Faites-lui la démonstration du théorème sans un mot, à l’aide de carrés accolés au triangle : son œil s’éclaire. En outre, le jeu mathématique ouvre des voies d’exploration de nouvelles mathématiques : théorie des nombres et code de Gray, géométrie et théorie des graphes, logique et théorie de la complexité, etc. Foin de discours sur la pédagogie ! Il y a un siècle, le mathématicien Charles-Ange Laisant s’exclamait déjà : « Ceux pour qui le mot “instruire” est synonyme d’ennuyer – et quelquefois de torturer – sont de véritables malfaiteurs publics. » Nos bienfaiteurs sont les concepteurs de jeux mathématiques, tels que Samuel Loyd, Henry Dudeney, Édouard Lucas, Martin Gardner… et les auteurs du présent recueil. |  | 6,90 € |  |
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| | Et la politesse... ! | | mai 2008 | La politesse n’est pas superflue. Les psychologues montrent qu’elle représente même un lien social essentiel : c’est l’huile des rouages sociaux. Qui plus est, non seulement elle améliore les relations sociales, mais, au plan personnel, elle renforce les capacités de mémorisation et les relations de confiance entre générations. À consommer sans modération ! La politesse a des vertus que présente également l’optimisme. On préfère la compagnie d’un optimiste à celle d’un individu qui voit la vie en noir. Les optimistes, qui donnent l’impression de maîtriser la situation, seraient surtout appréciés dans le contexte professionnel. Ils semblent ne jamais douter, réussir tout ce qu’ils entreprennent, ne jamais s’ennuyer. Pourtant, vous découvrirez dans ce numéro que l’ennui n’est pas à redouter. Apprendre à être poli, apprendre à « positiver », apprendre à s’ennuyer : des étapes indispensables vers l’adolescence et l’âge adulte. Vous découvrirez aussi pourquoi les êtres humains s’embrassent, et comment le baiser –nourricier chez les autres espèces qui s’embrassent – est devenu un baromètre émotionnel chez l’homme. Pourtant, ce dernier n’a pas le monopole du cœur : les rats eux-mêmes éprouvent de l’empathie vis-à-vis de leurs congénères ! Bonne lecture ! |  | 6,90 € |  |
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